Bikepacking : ce qui ne rentre pas dans les sacs n’est pas nécessaire

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Le bikepacking a le vent en poupe : cette activité nous apprend beaucoup avec peu d’équipement ; c’est un mode de transport qui est soutenu par des vents portants et qui répond à toutes les exigences que la nouvelle normalité nous impose : il se pratique seul, reste à l’écart de toute agitation, est en contact avec la nature, renforce notre ingéniosité, rompt avec la routine et on revient avec des sacoches pleines d’expérience.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un vélo 100 % loisir qui stimule une industrie modeste mais en pleine croissance en raison d’une demande très spécifique – une demande qui peut être satisfaite par l’utilisation de bagages à vélo pour se rendre sur des itinéraires moins fréquentés ainsi que par une bonne dose d’imagination.

Le constat est simple, comme on l’a déjà dit, cela ne nécessite pas grand-chose : avant toute chose, avoir envie et aimer faire du vélo, et, par ailleurs, savoir ne garder que l’indispensable, car la capacité des sacoches de vélo nous permet uniquement de pédaler, faire des pauses et être heureux à vélo – et c’est tout.

Un bon moment pour se lancer

Le bikepacking n’est pas une activité très répandue. Si l’on regardait une carte du monde, la zone où elle est pratiquée se situerait sans doute aux États-Unis et en Europe occidentale. Le maître mot est le minimalisme. Les sacs de rangement simples et classiques sont au nombre de trois : celui situé sur le guidon, pour les affaires de camping, les éléments en plastique et autre, le sac sous la selle, pour les vêtements de rechange et le sac central, qui passe sous le tube horizontal du vélo.

Avec ces trois sacs, on obtient une capacité de 30 litres. Mais nous n’avons besoin de rien d’autre, uniquement trois espaces pour stocker l’essentiel, qui une fois remplis, ne pèsent pas plus de 12 kg. Il s’agit de trois sacs à attache rapide, répartis autour de l’axe du vélo, qui facilitent l’équilibre et la maniabilité et améliorent l’aérodynamisme. C’est pourquoi il ne faut pas parler de sacoches : ici, il faut bien choisir ce que l’on transporte.

L’esprit du bikepacking réside dans l’itinéraire et l’idée est de rechercher des endroits éloignés et isolés, dessiner la route, marquer le chemin et avaler des kilomètres. Par exemple, pour un voyage de huit jours, il est préférable d’avoir un maillot et un short de rechange, deux ou trois vêtements de rechange au cas où, un pantalon, un T-shirt, quelques affaires peu volumineuses – pas beaucoup plus.

L’idée est de constituer un groupe, pas très grand (cinq semble être le nombre idéal), de remplir les sacs avec le matériel recommandé et de tracer un itinéraire, longer l’Ebre, traverser les Pyrénées, sans avoir défini de moyenne ou de kilométrage journalier. Partir tôt, en cherchant toujours un endroit que le soleil illumine le matin et ne pas prévoir de point d’arrivée pour bivouaquer. Voilà l’idée, bien que cela puisse ne pas être simple, pour nous citadins : on peut parfois avoir du mal à se faire à l’idée de dormir dans les champs, à l’air libre.

Mon premier itinéraire de bikepacking

C’est pourquoi il est intéressant de se lancer dans cette aventure, d’ouvrir son esprit et de marquer une première zone sur la carte. En Espagne, il existe déjà des sociétés qui proposent des guides et des hébergements dans des endroits reculés et peu fréquentés, pour les cyclistes les plus curieux. Elles offrent même la possibilité de réserver une chambre, dès le départ.

Cette expérience est un peu comme des études : jusqu’au troisième voyage, vous ne savez pas ce que vous devez emporter dans les sacs de vélo. Entre-temps, vous passez par un processus d’apprentissage qui vous amène à essayer de bivouaquer, dans un endroit calme et sûr, pour éviter les nuits blanches à cause d’un plaisantin qui aimerait déranger les cyclistes.

Quand vous êtes prêts, vous partez le matin, en prenant le chemin que vous voulez, vous mangez là où vous voulez, et vous pédalez encore et encore jusqu’à ce que vous soyez trop fatigués et que vous disiez « je m’arrête là », pour ensuite jouer aux rêveurs et parler de la journée, de ce que vous avez donné de vous-même et du paysage qui a été laissé sur la route, mais que vous garderez pour toujours en mémoire.

Par Ibán Vega, auteur du El Cuaderno de JoanSeguidor

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